Aujourd’hui, nous assistons à la montée progressive du fascisme classique, financé par la bourgeoisie. Celle-ci a besoin d’un système de dirigeance totalitaire pour lobotomiser le prolétariat, l’asservir aux États-nations et l’envoyer à la guerre. L’intérêt majeur de cette stratégie est de régénérer le capitalisme, aujourd’hui ralenti par la crise économique de surproduction. Pour maintenir sa domination, la bourgeoisie en vient à employer la destruction du prolétariat, jusqu’au génocide, comme moyen de survie.
Il faut aussi constater que la gauche petite-bourgeoise a largement collaboré avec le fascisme en le réduisant à un simple phénomène parlementariste. En adoptant un cadre réactionnaire le populisme , la gauche a neutralisé toute critique radicale. On peut d’ailleurs distinguer trois types de populisme : ouvrier (marxiste), républicain (centriste progressiste) et identitaire (extrême droite). Leur point commun est évident : un nationalisme exacerbé et une « vérité » imposée par un chef.
Le populisme ouvrier est le plus déguisé. Il utilise un langage se disant contestataire du capitalisme, tout en restant profondément étatiste. Il parle au nom du prolétariat mais lui confisque son autonomie, en présentant un chef comme avant-garde censée conduire au socialisme. Le populisme républicain relève du centrisme jacobin qui se prétend progressiste : un chef, une nation, un récit mythifié, souvent présenté comme héritier de Robespierre et autoproclamé « défenseur de la justice sociale ». Le populisme identitaire, lui, met en scène un chef chargé de défendre une « nation souveraine » contre un ennemi imaginaire, détournant ainsi l’attention du véritable problème : le capitalisme.
Il faut le dire clairement : le populisme mène à une ère de pré-guerre et prépare la mise en place d’un système fasciste. Il habitue à l’autorité, à l’obéissance et à la soumission à un pouvoir centralisé.
Il existe également un autre type de fascisme : le fascisme rouge. Celui-ci permet de stabiliser le capitalisme lorsque le fascisme classique échoue ou peine à s’imposer. Sous couvert de socialisme ou d’anti-impérialisme, il reconstruit un État fort, une bureaucratie et une police politique, tout en conservant les rapports de domination. Le prolétariat reste exploité, simplement au nom du parti, de l’état nation ou de l’Histoire.
Dans tous les cas, le résultat est identique : centralisation du pouvoir, culte du chef, destruction de l’auto-organisation, militarisation et répression. Le fascisme, qu’il soit brun ou rouge, n’est jamais une rupture avec le capitalisme, mais sa forme autoritaire de survie.
Aucune libération ne viendra d’un chef, d’un État ou d’une avant-garde. Toute révolution imposée par le haut est une contre-révolution. Seule l’auto-organisation du prolétariat et la destruction de l’État et du capitalisme peuvent briser ce cycle. Sans cela, le fascisme ne fera que se métamorphoser. La seule façon d’éradiquer le fascisme est de démanteler les fondements du capitalisme par la révolution sociale.
Mort au fascisme, mort au capitalisme, mort à l’état , mort au système monétaire.