On nous présente Marx comme un prophète infaillible et ses disciples comme des gardiens de la « science révolutionnaire ». Mais en réalité, le marxisme n’a souvent été qu’une religion laïque, avec ses textes sacrés, ses prêtres et ses dogmes. Une foi autoritaire qui a étouffé la liberté au nom du progrès.
Le culte du prophète .Les marxistes vénèrent Marx comme les religieux vénèrent leur dieu. Chaque phrase du Capital ou du Manifeste est citée comme une vérité révélée. Comme toutes les religions, le marxisme sectaire écrase la pensée critique sous le poids de l’autorité d’un « grand homme ». La dictature des prêtres rouges Derrière Marx, viennent les Lénine, Trotski, Staline, Mao et toute la clique des « interprètes autorisés ».
Exactement comme dans une Église, ils se présentent comme les seuls capables de comprendre la parole sacrée et imposent leur ligne à coups d’excommunications, de purges et de dogmes. L’État comme idole Là où l’anarchisme combat l’État comme instrument d’oppression, les marxistes le vénèrent comme une divinité transitoire. Leur « dictature du prolétariat » n’a jamais été que la dictature d’un parti, c’est-à-dire d’une minorité bureaucratique se prétendant élue par l’Histoire.
Tout est déjà écrit, comme dans une apocalypse religieuse : le capitalisme doit s’effondrer, le communisme doit triompher. Il ne reste plus aux fidèles qu’à attendre la « fin des temps » et suivre leurs chefs. La trahison de l’émancipation En se présentant comme une science absolue, le marxisme a souvent écrasé les mouvements autonomes, spontanés, fédéralistes. Les soviets libres, les makhnovistes, les collectivisations espagnoles ont été détruits par ces « révolutionnaires » d’Église rouge qui n’acceptaient aucune hérésie.
Les marxistes religieux et sectaires ne sont pas des révolutionnaires : ce sont des cléricaux du socialisme, des dogmatiques qui remplacent l’autonomie par l’obéissance, la liberté par la discipline, la révolution vivante par un catéchisme poussiéreux.
Se libérer de Marx et de ses disciples, ce n’est pas trahir la lutte des exploités: c’est au contraire détruire l’idole pour retrouver la véritable émancipation, horizontale, libre et fédérative
