Aujourd’hui, cette journée incarne la continuité d’acceptation du salariat rendant les conditions à de l’asservissement continu. On passe de la commémoration des travailleurs en lutte à une “fête du Travail” qui neutralise et récupère une histoire de lutte.
Cette date du 1 er mai renvoie à Haymarket affair, lors duquel des travailleurs se mobilisent pour la journée de 8 heures. Un attentat de la police survient pendant un rassemblement, suivi d’une répression massive contre le mouvement ouvrier et anarchiste. Huit anarchiste sont condamnés, quatre sont exécutés, et un cinquième meurt en détention. Cet épisode devient un symbole international de la répression des luttes sociales.
Travailleurs, pourquoi accepter une journée devenue “fête du travail” qui célèbre le salariat et sans lendemain ? Les grandes structures syndicales collaborent avec l’État pour des miettes de privilèges et des postes dans ces structures. Pourquoi rester à suivre le bétail syndical qui casse la perspective d’une révolution sociale !⁹
Pourquoi ne pas, en rendant hommage, s’engager réellement pour l’abolition du capital et de l’état , et dans un engagement vers une révolution sociale. Le patronat n’est exploiteur que si tu le laisses t’exploiter. Une phrase importante qui résume beaucoup de choses : l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.
Si tu veux en finir avec la pauvreté, supprimons l’argent. Si tu en as marre des mesures répressives étatique, supprimons l’État. Si tu en as marre des guerres et d’une société de classe, supprimons le capitalisme. Si tu en as marre des hypocrites, du bétail électoral et syndical, rejoins l’engagement le plus sincère contre l’exploitation du capital et de l’État : l’anarcho-syndicalisme.
Cette journée ne doit surtout pas rester un simple carnaval, mais le début d’un engagement le plus profond, jusqu’à la victoire finale, jusqu’à ce que ce système soit aboli.
Viva la révolution sociale !
