Nous sommes confrontés à une situation assez embarrassante : le langage bolchevisé est bien trop omniprésent, avec des mots comme « défaitisme ». Il est grand temps de mettre un nouveau terme qui marquera la fin des mots bolchevisés.
La négaguerre est donc le terme pertinent. C’est un refus conscient et actif de la guerre et du militarisme. La guerre est le bras armé des gouvernements , du capital et des hiérarchies pour nous diviser et nous asservir, générer la plus value sur notre dos. Refuser la guerre, ce n’est pas prendre parti pour un camp contre un autre, mais refuser le cadre même de la guerre, ses règles et ses justifications.
Le terme Négaguerre est le refus de l’existence même de l’armée, des frontières, des États nations , du marché capitaliste . Ce terme affirme , que l’émancipation ne viendra ni des États, ni des armées armées, ni de des partis, mais par la désertion collective consciente et la solidarité directe entre exploités de toutes les régions du monde.
Nommer ce refus, c’est déjà un acte révolutionnaire. Tant que le refus de la guerre s’exprime avec les mots du bolchevisme ou de l’État, l’analyse antimilitariste reste neutralisé. Négaguerre, c’est la ligne de fracture claire : ni pacifisme bourgeois, ni militarisme rouge, ni défaitisme bolchevisé. Un refus radical, assumé et révolutionnaire contre la guerre , la lutte pour l’abolition du capital et de l’état !
Mort à la guerre ni chair à canon
Viva la révolution sociale !
