Voilà la pensée quand on est perdu dans ce fléau :

Le nationalisme
Un dogme dicte ma vie,
Me privant de liberté de pensée.
Je suis constamment hanté
Par la peur d’une menace fantôme.
Je m’identifie à des caractéristiques immuables,
À une nation qui me fait de l’ombre.
Je ne comprends même pas pourquoi
Je suis attaché à cette nation,
Qui me prive de nourriture,
De boisson,
Et d’une vie sans contrainte.

Je suis nationaliste,
Sans vraiment savoir pourquoi.
Pourtant, la nation est synonyme de souffrance.
Je suis xénophobe,
Sans même le réaliser.
Suis-je finalement un religieux ?
Oui, sûrement, je crois au nationalisme.

Ma vie est une prison,
Figée dans une quête identitaire.
Je ne maîtrise plus que le français.
Et encore ?
Toute personne extérieure à la nation,
Mes étrangères.
J’ai tellement intégré
La fiction du roman national
Que je suis convaincu
Qu’une nation est un phénomène naturel.

Je suis tellement un nationaliste convaincu,
C’est pourquoi je consomme des produits du monde entier.
Nationaliste convaincu,
J’oublie souvent la nature mondiale du capitalisme.

J’oublie même que je suis exploité
Par les capitalistes du monde entier.
J’oublie même que je suis un prolétaire,
Comme la quasi-totalité de la planète.
En tant que bon nationaliste,
Je préfère croire que mon patron,
Bon citoyen de la nation,
Me permet de créer de la richesse.
On me raconte tant de bêtises.

Je reste nationaliste,
Sans vraiment comprendre pourquoi.
Pourtant, la nation est synonyme de souffrance.
Je suis xénophobe,
Sans même m’en rendre compte.
Suis-je finalement religieux ?
Oui, sans aucun doute, je crois au nationalisme.

La nation ne m’appartient pas ;
Elle est un outil entre les mains de mes maîtres bourgeois.
Chaque instant passé à croire au nationalisme
Me rapproche de la mort.
Ne deviens pas un fervent adepte du nationalisme comme moi.
Embrasse l’humanité,
Qui t’offrira la solidarité et l’amour.
La révolution sociale sera enfin possible.
Les frontières disparaîtront,
Les pensées seront libérées.
Je serai enfin libre,
Comme tous les compagnons de cette terre :
L’humanité toute entière.
J’ai dépassé le nationalisme
Pour embrasser enfin mon humanité.

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