Afghanistan : la théocratie taliban comme outil de domination et de soumission au service du capitalisme et de l’état 

Le principe d’un État théocratique comme l’Afghanistan est d’appliquer les valeurs de l’extrémisme religieux pour asservir la population et la maintenir dans la soumission à l’État et au capital par le biais de la religion. Une partie des gauchistes affirme que la religion n’est pas liée au pouvoir étatique et, pour soi-disant défendre l’anti-impérialisme, finit par défendre l’indéfendable : le mouvement taliban.

Un État théocratique est un mode de gouvernance qui s’impose par la croyance mystique et qui sert les intérêts de la classe dirigeante afin de garantir son pouvoir de classe. La religion est un outil politique permettant de justifier le chaos  social existant et de maintenir la population dans une position de soumission.

L’erreur est de croire que la religion existe uniquement dans la sphère privée. Dès qu’une croyance devient une règle imposée par l’État, elle devient un moyen de contrôle social. Elle intervient alors dans l’éducation, dans les comportements, dans la vie publique et jusque dans la vie privée des individus.

Le cas des femmes afghanes montre concrètement les conséquences d’un État théocratique. Sous le régime taliban, les femmes sont privées de nombreuses libérté fondamentaux : les filles sont interdites d’accès à l’enseignement secondaire et supérieur, les femmes sont exclues de nombreux emplois et leur présence dans l’espace public est fortement limitée, jusqu’à voir leur vie privée contrôlée et leur liberté réduite par une domination patriarcale imposée par l’État.

Ce contrôle de la vie des femmes montre que la religion, lorsqu’elle devient une idéologie d’État, n’est plus seulement une croyance personnelle , mais déjà une forme domination sur autrui . La religion est un outil politique pour imposer une organisation sociale et maintenir une hiérarchie entre les individus.

Une analyse matérialiste permet de comprendre que les idées ne tombent pas du ciel. Elles s’inscrivent dans des rapports sociaux, économiques et politiques. La religion utilisée par un État peut donc servir à maintenir  un pouvoir de classe dirigeante  et maintenir le capitalisme.

En définitive, la religion  est  une forme d’aliénation de l’individu, et lorsque cette religion devient unique et imposée par l’État, elle est un outil de domination sur la population. Elle permet de maintenir le pouvoir étatique, d’empêcher la liberté des femmes et de maintenir une organisation sociale fondée sur un système hiérarchique et profondément réactionnaire.

Il est donc important de dénoncer toute personne qui soutient ce type de régime et de lutter pour la libération de l’ensemble du prolétariat mondial, car cette lutte n’est pas isolée. D’autres pays et d’autres régions du monde subissent également des formes de domination similaires. Au-delà des frontières, les populations subissent les conséquences des rapports de pouvoir, du capitalisme et du rôle des États dans le maintien des hiérarchies sociales.  Pour l’abolition de l’État, du capitalisme et de toute forme d’aliénation de l’individu. Pour l’abolition du système monétaire. Viva la révolution sociale.

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