Le 11 décembre, l’État annonçait l’abattage des 208 vaches de la ferme des Bordes sur Arize, sacrifiant l’ensemble des animaux pour préserver les capacités d’exportations de « broutards » vers l’Italie des gros éleveurs. Cette mesure n’est pas sanitaire, elle vise à protéger un modèle économique, celui du capitalisme libéral. Par l’envoi de véhicules blindés, d’hélicoptères et de militaires (gendarmes), l’État envoie n message clair, aux paysans, mais aussi à la population : « l’État a pris sa décision, c’est comme ça, il n’y a pas d’autre alternative ».

Le même 11 décembre, l’État par le biais du tribunal des affaires économiques de Nanterre, annonçait l’abattage de l’usine Brandt, sacrifiant les travailleurs en France, que le Capitalisme libéral met en compétition avec d’autres travailleurs dans le monde qui bénéficient de moins de protection sociale. Par ce jugement, l’État nous dit « l’État a pris sa décision, c’est comme ça, il n’y a pas d’autre alternative ».

Le 18 novembre, Le chef d’état-major des Armées Fabien Mandon, annonçait que nous devions être prêts à accepter de perdre nos enfants. Nous n’oublions pas que le terme prolétaire vient du latin proletarius, ceux qui n’ont comme seule richesse que leurs enfants. En appelant au sacrifice des enfants, le chef des Armées appelle donc au sacrifice des producteurs de demain. Nous, les prolétaires, sommes appelés à faire le sacrifice de nos enfants pour protéger le modèle économique capitaliste libéral qui en fait ne profite qu’aux riches – lesquels n’enverront pas leurs enfants en première ligne en cas de guerre. Par cette propagande médiatique, l’État nous dit « l’État a pris sa décision, c’est comme ça, il n’y a pas d’autre alternative ».

Désormais les choses sont parfaitement claires : le Capitalisme est un système mortifère, et le rôle de l’État est de nous le faire accepter. De gré ou de force.

Oh certes, pour nous faire croire que nous donnons notre consentement à ces abattages programmés, d’animaux, de travailleurs ou d’enfants, on nous permet de temps en temps d’aller mettre un bout de papier dans une urne pour « donner notre voix ». Nous donnons notre voix, mais manifestement, ils ne l’entendent pas. Le rôle de l’isoloir est surtout d’être un étouffoir.

Pourtant, nous ne nous résignons pas à accepter de partir à l’abattoir sans réagir. Partout dans le monde, ici même, malgré l’adversité, malgré la répression, malgré les mauvaises nouvelles qui s’accumulent et que les médias se complaisent à répéter en boucle, il y a des individus qui refusent, qui résistent, qui relèvent la tête… Ces individus se rencontrent, se croisent, tissent des complicités et des réseaux… Ils savent que le premier acte de résistance est de dire « NON », et que le second acte est de chercher dans les ténèbres de l’époque d’autres voix qui refusent d’être étouffées – par les jeux, par les addictions, par les manipulations de l’information, par les élections.

Si vous souhaitez mêler votre voix à la nôtre, pour exprimer votre refus de ce système de mort orchestré par le capitalisme et l’État, nous vous souhaitons la bienvenue !


Source: CNT-AIT France

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