21 février 2026 par Floréal

« La mort de Quentin », « l’assassinat de Quentin », Quentin par-ci, Quentin par-là…
Je lis pas mal de textes au sujet du lynchage de ce militant d’extrême droite à Lyon. Je suis surpris, et pour tout dire plutôt agacé, de constater que nombre de commentateurs, y compris certains libertaires, le désignent par son seul prénom, comme on le ferait d’un copain disparu ou d’un petit garçon de 10 ans à qui il est arrivé malheur.
Comme il faut désormais prendre mille précautions en publiant tout écrit évoquant autre chose que la vie de nos animaux de compagnie, je m’empresse d’affirmer que je hais le lynchage et les lyncheurs. Sans exception. Mais enfin cette familiarité avec un homme qui, à l’âge supposé de la générosité et de la bienveillance pour le genre humain, a épousé une idéologie parmi les plus nauséabondes, me semble grandement déplacée. Les conditions horribles de sa mort n’effacent pas ce qu’il fut, c’est-à-dire une personne qui, au mois de mai dernier, défilait dans les rangs néo-nazis à Paris et dont la catholicité n’en fait pas un petit ange qui parlait aux oiseaux. Un peu de tenue quand même !
Quant aux lyncheurs, l’autre face d’une bien terne médaille, j’espère qu’ils pourront réfléchir au bénéfice politique que l’antifascisme peut tirer de leur « exploit », ainsi qu’au manque de soutien déjà bien établi des politiciens de LFI, au service desquels, au nom de cet antifascisme, ils servent pourtant de petits soldats ou de nervis pour que puisse s’exprimer en toute quiétude une agitée d’envergure comme Rima Hassan.


Source: Floréal

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