Les manifestations : limites de la lutte militante légaliste

Les manifestations : limites de la lutte militante légaliste

Le contexte actuel montre la réalité aux yeux de tous : les manifestations sont des armes de la bourgeoisie pour réduire la lutte à des dates précises et déterminer si on peut se mobiliser ou pas.
Est-ce que nous devons figer nos méthodes par rapport à une autorisation de l’État ?

Ce samedi 24 octobre, beaucoup découvrent que nous sommes dans une dictature de la bourgeoisie. L’illusion de liberté s’écroule, la reconnaissance du pouvoir de manifester s’écroule.
Le mouvement militant a réduit sa capacité collective en reconnaissant l’étatisme.
Franchement, réfléchissons : les manifestations sont tracées, surveillées, encadrées par les syndicats, les laquais de l’État et du patronat. Au bout d’un moment, dépassons le légalisme absolu pour la cohésion révolutionnaire. La lutte ne doit pas dépendre de la reconnaissance de l’État, encore moins de son autorisation. À force de nous enfermer dans les règles de la bourgeoisie, nous avons réduit notre propre capacité collective à remettre en question sa domination. Il est temps de sortir de cette logique où la contestation doit être validée par ceux qui exercent le pouvoir de classe. La révolution ne se construit pas dans la reconnaissance de l’autorité, mais dans son dépassement collectif.
L’émancipation seras l’œuvre des travailleurs eux-mêmes !
Viva la révolution sociale !
SLR

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