En 1968, Lluis Llach, qui n’avait pas encore sombré dans un catalanisme borné, écrivait sa chanson devenue culte, L’Estaca.
Comme le précise Wikipédia, « les paroles de cette chanson évoquent, en prenant la métaphore d’une corde attachée à un pieu (estaca en catalan), le combat des hommes pour la liberté ».
Contraints à l’exil comme des centaines d’autres artistes de leur pays, pour cause de censure et de répression permanentes, les membres du groupe cubain Porno para Ricardo ont repris à leur compte et à leur manière cette chanson, qu’ils adressent à leurs compatriotes soumis à une tyrannie depuis soixante-sept ans.
A Cuba, la vieille dictature castriste ne tient plus que par la seule répression, comme naguère la sinistre maison franquiste délabrée. Souhaitons que les Cubains, encouragés par cette chanson, arrachent bientôt le pieu pourrissant qui maintient debout une imposture en ruine.