Encore une fois, le couperet tombe sur les travailleuses et les travailleurs. Sous prétexte de transition écologique, de guerre au moyen-orient, de fluctuations du marché mondial, le prix de l’essence s’envole, étranglant un peu plus celles et ceux qui n’ont d’autre choix que de prendre leur véhicule pour aller se faire exploiter.
Mais ne nous y trompons pas : derrière la prétendue « aide aux gros rouleurs » annoncée en fanfare par le gouvernement, se cache une nouvelle manœuvre grossière de transfert d’argent public vers les poches du capital.
L’aide aux « gros rouleurs » : Un subside déguisé pour les patrons.
L’État prétend soulager le portefeuille des plus précaires. En réalité, cette aide est une subvention indirecte au patronat. En prenant en charge une partie des frais de déplacement nécessaires au travail, l’État évite aux employeurs d’avoir à augmenter les salaires ou à prendre en charge l’intégralité des frais de transport de leurs salariés. C’est le contribuable qui paie pour que le travailleur puisse se rendre sur son lieu d’aliénation, garantissant ainsi le maintien des marges bénéficiaires des entreprises.
Les caisses sont vides ? Une fable pour le prolétariat !
On nous rejoue la sérénade de l’austérité : « Les caisses sont vides », « Il faut se serrer la ceinture ». Ce discours est une insulte.
Les caisses sont vides pour l’hôpital public, où l’on ferme des lits et où le personnel s’épuise.
Les caisses sont vides pour l’éducation, sacrifiant l’avenir des enfants des classes populaires.
Les caisses sont vides pour les salaires, les retraites et les minima sociaux.
Mais par un miracle comptable que seule la logique capitaliste explique, ces mêmes caisses débordent lorsqu’il s’agit de nourrir le système capitaliste.
Priorité à la répression et à la guerre.
L’argent existe, et nous savons où il va. Il coule à flots pour les chiens de garde du système. La police voit ses budgets exploser pour perfectionner l’arsenal de surveillance et de répression destiné à mater toute velléité de révolte. L’armée reçoit des milliards pour nourrir l’industrie de guerre et les ambitions impérialistes. Quant aux capitalistes, ils continuent de se gaver de crédits d’impôts et d’exonérations de cotisations sociales (le salaire socialisé qui nous est volé).
Ne plus subir, s’organiser !
L’État n’est pas un arbitre neutre, c’est l’agent comptable de la bourgeoisie. Attendre une « redistribution juste » de sa part est une illusion dangereuse. Tant que le transport, l’énergie et les moyens de production seront aux mains d’une minorité parasite, nous serons condamnés à payer le prix fort pour leur confort.
La CNT-AIT rappelle que seule l’action directe et l’auto-organisation à la base permettront de briser ce cycle de l’exploitation. Nous ne voulons pas de miettes, pas de « chèques carburant » dérisoires qui ne font que circuler de la poche de l’État à celle des pétroliers.
Réappropriation de la richesse que nous produisons !
À bas l’exploitation capitaliste !
L’argent pour les besoins sociaux, pas pour la répression !
Pour la révolution sociale et libertaire !
Vive l’Anarcho-syndicalisme !
Source : CNT AIT FRANCE (ALLIER )
