Pareils à ces intellectuels de gauche que leur fanatisme ou leur bêtise mettaient définitivement à l’abri des réalités et qui, jadis ou naguère séduits par le bolchevisme et le maoïsme, se voyaient offrir un voyage éclair à Moscou et à Pékin où le Parti les menaient par le bout du nez afin qu’ils nous racontent à leur retour une URSS et une Chine de fantaisie, quelques tristes clowns de la gauche radicale se sont rendus ces jours derniers à La Havane afin d’y jouer les résistants de bac à sable et alimenter par là même la propagande du régime castriste, satisfait de pouvoir exhiber ses alliés à la télévision et dans ses journaux d’Etat, dans un pays où toute liberté d’expression est bannie.
Plongée dans une situation économique et sociale catastrophique, aggravée ces derniers temps par la mesure trumpienne d’empêcher tout ravitaillement en pétrole, la population cubaine, confrontée à une terrible pénurie alimentaire, à des coupures de courant permanentes, s’est révoltée ici ou là par des casserolades nocturnes, réclamant nourriture, électricité, et surtout la liberté. A Moron, une petite ville de la province de Ciego de Avila, des jeunes gens ont mis le feu au siège local du Parti communiste. Mais une fois de plus, la seule réponse du régime au désespoir des Cubains a été la répression, le seul domaine qui fonctionne sans problème dans une île où tout s’effondre.
Nourris et logés dans des hôtels de luxe où le citoyen cubain ordinaire ne peut mettre les pieds, les misérables pitres venus faire du tourisme idéologique n’ont évidemment eu aucun contact avec cette population délaissée, affamée et réprimée. Depuis son hôtel 5-étoiles, cette canaille de Pablo Iglesias, celui-là même qui pense et affirme que le tort des communistes espagnols avait été de n’avoir pas assez éliminé d’anarchistes durant la guerre d’Espagne, est intervenu pour dire que là-bas tout n’allait pas si mal, pendant que les sombres crétins qui l’accompagnaient dans ce périple indécent posaient pour la photo au côté des dignitaires du Parti, bourreaux d’un peuple à l’agonie. Salopards !
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