La lutte contre le patriarcat ne peut se mener que dans une perspective d’égalité. Penser la libération des femmes en refusant ce principe revient à ignorer les fondements mêmes des hiérarchies sociales. La liberté ne peut exister sans égalité.
La misandrie, formulée dans la conception du féminisme libéral comme une protection globale contre les hommes, repose sur l’idée implicite que l’égalité serait impossible. En réalité, cette approche peut être analysée comme compatible avec une logique capitaliste, dans la mesure où elle entretient une séparation fondée sur le genre, contribuant ainsi au maintien des hiérarchies sociales.
Considérer qu’un groupe de personnes est mauvais par nature et irréformable est profondément réactionnaire. Les comportements misogynes et sexistes sont une continuation du capital et des valeurs conservatrices de la famille bourgeoise. Ce sont, en d’autres termes, des constructions sociales servant à diviser le prolétariat en lui-même afin de maintenir la domination bourgeoise.
La misandrie, en excluant le combat pour l’égalité des genres, empêche la perspective de la lutte des classes pour l’abolition du capital, du système de classes, du patriarcat, et de la marchandisation des corps par l’abolition du système monétaire.
La perspective de libération des femmes passe par une révolution sociale, la transformation des mentalités à travers des valeurs d’égalité, de respect de chacun et l’amour libre . C’est aussi pour cela que les Mujeres Libres ne se revendiquaient pas comme féministes, mais comme femmes anarchistes engagées pour la révolution sociale.
Viva la anarquía
Viva las Mujeres Libres
Viva la révolution sociale
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Source: MujeresLibres
