18 septembre 2026 par Floréal

Si le Parti communiste français n’avait pas, au long de son histoire, autant calomnié, injurié, sali nombre d’individus et de groupements divers, on pourrait presque s’attendrir et compatir au désagrément qu’il vient de vivre lors de la récente Fête de l’Humanité.Il est surprenant que les brillants stratèges du Parti aient permis au tribun « insoumis » de tenir meeting en plein cœur du temple, sans imaginer qu’en pleine campagne électorale pour la présidentielle les fans dudit tribun risquaient de « déraper ».Si la plus proche collaboratrice de Mélenchon, Sophia Chikirou, a pu naguère établir un parallèle entre Fabien Roussel, actuel secrétaire national du PCF, et Jacques Doriot, ex-apparatchik stalinien devenu pendant l’Occupation l’une des principales figures de la collaboration, il ne faut pas s’étonner si, invités chez vous, les compagnons malotrus de la dame se mouchent dans les rideaux en guise de remerciements.Et c’est ainsi que les assistants à la grand-messe, probablement entraînés par les militants lambertistes du POI présents pour la claque et accessoirement nervis de l’orateur, ont pu tranquillement entonner : « Non, Roussel n’est pas un camarade ! », là même où, il n’y a pas si longtemps, d’autres nervis, ceux du PCF, vous auraient jeté dehors manu militari pour bien moins que ça.Ni hôtes ni invités de toute cette engeance sans morale aucune, les libertaires, abondamment méprisés par les uns et les autres, n’ont jamais été non plus leurs camarades. Mais au moins cela épargne les rideaux.

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Source: Floréal

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