Abordons un cas critique : la fameuse religion intersectionnelle.
Cette idéologie monopolise la société en faisant croire à ses adeptes que la question du genre et la libération queer sont un axe révolutionnaire. Depuis quand l’identité devient-elle une analyse matérialiste ? De nombreux marxistes la considèrent à tort comme une théorie « matérialiste », et certains anarchistes en font même un élément central, au point que la discussion porte davantage sur la souffrance individuelle liée à la dysphorie de genre ou à la quête d’identité que sur la lutte des classes.
Pourtant, c’est une posture de petit bourgeois : avoir le temps de se questionner sur son genre. Les travailleurs, eux, n’ont pas ce luxe. Ils luttent pour leur survie, à travers leur force de travail, et non à travers des débats identitaires.
Pour se rapprocher un peu de l’univers postmoderniste, voici quelques-uns de leurs termes bibliques : “cisgenre”, “two spirits”, et une focalisation obsessionnelle sur la couleur de peau, etc. Ce sont de vrais identitaires, capables de prétendre que le capitalisme est “racialisé”, ce qui relève d’un discours d’extrême droite et réactionnaire. En réalité, le capitalisme est nationalisé : il s’organise autour des États et des frontières, et non sur des “r” qui n’existent pas.Les postmodernes contribuent donc au racisme systémique (le racisme anti-Blanc n’existe pas , petite précision ) et, en plus, à la transphobie , au sexisme par l’essentialisation du genre.
Pour mesurer le degré de dérive de cette idéologie, imaginons un instant penser comme eux : “Regarde, tu es cisgenre et hétéro. Par nature, tu es mauvais, discriminant envers nous, tu nous détestes. Donc nous allons créer un club de lecture réservé uniquement aux queer.”
Il faut préciser que les intersectionnels sont des nombrilistes à tous égards. Quand on discute avec eux, il n’est jamais question d’analyse de la société capitaliste : on finit par parler de leur orientation sexuelle, de leurs expériences et de leurs aventures, plutôt que de développer une idéologie comme le socialisme libertaire. Il faut aussi souligner qu’ils adorent coller des étiquettes, retraçant une hiérarchie sociale, en enfermant les prolétaires dans des stéréotypes et en jugeant leur comportement comme étant “par nature”.
Cette analyse libérale tend à tout réduire à l’intersection des luttes (concept petit bourgeois), pour ensuite se replier sur soi et sombrer dans l’auto-centrage. Toute organisation qui suit cette logique finit par tomber dans l’identarisme et le réformisme, en se perdant dans les catégories et les étiquettes. On finit par glorifier la “Bible postmoderne”, ses termes, ses classifications, ses codes, au lieu de se confronter aux rapports de force réels et à la lutte contre l’exploitation capitaliste.
Une analyse réellement matérialiste se base sur une vision globale, qui englobe l’ensemble des luttes contre le capital et l’État. C’est à partir de cette lecture globale que se construit une critique profonde des structures de domination, visant à détruire l’État et le capital afin d’enclencher une véritable révolution sociale. La religion postmodernisme sert surtout à détourner l’attention des vraies luttes contre l’État et le capital. Elle fait croire à son caractère « révolutionnaire , mais en réalité ne change rien aux structures de domination étatiste.Elle plonge finalement chaque prolétaire adepte dans une bible indentitaire et nombrilisme.
Seule l’action collective et la révolution sociale peuvent créer une véritable liberté et solidarité.
Pour l’abolition du capital, de l’État, des frontières, du système monétaire et du postmodernisme.
Pour la société libertaire !
