Nietzsche, cet aristocrate misogyne qui glorifie la violence et l’autorité, rappelle à quel point la philosophie aristocrato-bourgeoise est néfaste. Une vitrine assez limpide de la mentalité bourgeoise de se focaliser sur un philosophe raté. Cette fascination pour Nietzsche n’est pas anodine : elle traduit une obsession pour la hiérarchie, le mépris des masses et la domination présentée comme destin naturel. On célèbre l’écrasement comme lucidité, la brutalité comme profondeur.

Autre question : à quoi sert de faire de la philosophie moraliste, si ce n’est pour exhiber un ego surdimensionné ? Cette philosophie ne cherche ni à comprendre le monde ni à le transformer. Elle sert à juger, à se placer au-dessus, à distribuer des bons et des mauvais points depuis une posture d’autorité intellectuelle. C’est une morale de salon, parfaitement inoffensive pour l’ordre social, mais très efficace pour flatter l’ego petit-bourgeois.

Et Nietzsche n’est qu’un nom parmi d’autres constamment recyclés. Schopenhauer, avec son pessimisme réactionnaire et son mépris social, est souvent mobilisé pour justifier le repli sur soi et l’inaction politique. M Ayn Rand transforme l’égoïsme bourgeois en vertu morale et fait du capitalisme une morale absolue. Même Platon, avec sa cité hiérarchique dirigée par des élites éclairées, est invoqué pour légitimer le mépris du prolétariat.

Ce sont toujours les mêmes références, toujours les mêmes idoles. Elles reviennent en boucle dans les vidéos “philo” où l’on ne pense pas : on se raconte. On étale son mal-être, son nombrilisme , sa « supériorité «supposée », en citant deux philosophes bourgeois comme trophées. Aucune critique réelle du pouvoir, aucune lutte pour les travailleurs: juste de l’ego et du spectacle.

La philosophie libertaire, ancrée dans la lutte concrète, est une véritable réflexion sur une société où la domination, l’argent, l’État et le capitalisme disparaissent au profit d’un monde idéal sans argent ni domination, où l’entraide et la solidarité sont des réalités. Un moment nouveau nous attend. Arrêtons de philosopher des thèses bourgeoises , de vénérer des philosophes qui nous condamnent à l’asservissement et la colonisation de l’esprit !

Viva la révolution sociale

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