La situation en Iran pose une urgence vitale : le renversement et l’abolition définitive de la République islamique et toutes tentative de nouveau régime étatiste. Ce régime théocratique islamique est fondé sur la haine de la féminité et de la jeunesse, la destruction des libertés, l’exploitation social et économique , le pillage des richesses créer par le prolétariat et la répression permanente de la population. Après des décennies d’oppression, de pauvreté et de violences, ce régime ne survit que par la peur, l’emprisonnement et l’exécution.
La révolution doit signifier la destruction de cette prison à ciel ouvert. Les murs doivent tomber, les prisons politiques être ouvertes et tous les détenus politiques libérés. La peine de mort, la torture, les châtiments corporels et la logique du « tout punir » doivent être abolis de manière irréversible. La prison elle-même doit tendre à disparaître, à l’exception des situations où des individus représentent un danger direct pour autrui. On n’émancipe pas une société par l’assassinat légal ni par la vengeance institutionnelle.
Le sort des dirigeants du régime, de leurs dignitaires et des pilleurs du prolétariat ne doit pas relever d’un nouvel État, mais des travailleurs et de la population eux-mêmes. Il ne s’agit pas de reproduire une justice de domination, mais de rompre radicalement avec tout appareil répressif pour la justice transformatrice. Comme d’autres travailleurs en lutte avant eux, il faut brûler les symboles de la mort et de la terreur pour affirmer un choix clair : celui de la vie.
Cette révolution doit également empêcher toute confiscation du soulèvement par la bourgeoisie extérieure et interne qui soutiennent des politiques réactionnaires. Le renversement de la République islamique ne doit ni ouvrir la voie au financement de la bourgeoisie mondial, ni permettre le retour d’une dictature monarchiste ou d’un régime fantoche. Remplacer les Pasdarans par d’autres polices politiques ou restaurer des appareils de répression du passé ne ferait que répéter l’histoire.
La révolution ne peut pas se limiter à changer de régime ou à restaurer un État prétendument « démocratique ». Elle doit détruire l’État, le gouvernement et l’ensemble de leurs instruments économiques, administratifs et militaires. La seule perspective émancipatrice est celle d’une révolution socialiste libertaire, majoritaire et profonde, capable de déraciner totalement le système d’exploitation.
Cette transformation implique la construction d’un système de commune autogéré par les ouvriers, paysans et populaires, fédérés entre eux, permettant aux de gérer directement leurs quotidiennes sans État ni gouvernement. Un tel système doit répondre immédiatement aux besoins matériels et aux aspirations de liberté des opprimés, en abolissant les hiérarchies sociales, l’exploitation du travail et la confiscation des ressources par une minorité dominante, qu’elle soit de la bourgeoisie nationale ou mondiale .
Le succès de cette révolution dépend de la participation consciente et massive des travailleurs . Plus elle sera profonde et largement partagée, plus elle pourra abolir durablement la pauvreté, l’injustice et l’oppression. Abolir l’exploitation signifie empêcher définitivement que le fruit du travail collectif et les richesses de la société soient monopolisés par la propriété privée des moyens de production maintenus par les États.
Il est indispensable de se liguer contre les réformistes, les révolutionnaires de parole et des discours de compromis qui, au nom de la « paix » ou de la « stabilité », cherchent à désarmer la colère ouvrière et cherche à sauver le système existant. Ces forces préparent la contre-révolution et n’ont aucun lien avec les besoins réels du prolétariat .
Le soulèvement actuel montre clairement que la République islamique est massivement rejetée. Toute tentative de lui redonner une légitimité, sous quelque prétexte que ce soit, constitue une trahison. L’enjeu est clair : soit cette révolte débouche sur une véritable révolution sociale libertaire, soit elle sera détournée et remplacée par une nouvelle forme de domination.
L’objectif est donc une rupture totale avec l’ordre existant : ni dictature religieuse, ni monarchie, ni nouvel État oppressif. Mais une société fondée sur l’autogestion, la liberté, l’égalité réelle et la solidarité, où le pouvoir est aboli et où la population décide directement de son avenir.
À bas la République islamique.
À bas toutes les dictatures.
Ni retour au passé, ni confiscation du soulèvement.
Pour une révolution sociale, libertaire et humaine.
Viva la révolution sociale !
