Les radars et les limitations de vitesse sont des mesures profondément autoritaires et de plus contribue au profit des capitalistes .Les mesures déplacent le problème sans jamais le résoudre. La vitesse, prise isolément, n’est pas la cause des drames et ni le problème en soit  : c’est le comportement du conducteur, son rapport à l’autre, à l’espace commun et à la responsabilité individuelle et collective.

Ces dispositifs traitent les conducteurs  comme des variables à contraindre, pas comme des êtres capables de conscience et d’autodiscipline. Ils punissent mécaniquement, sans distinguer le contexte, l’environnement, la densité humaine ou les usages réels de la route.  L’état bourgeois impose une norme abstraite . Il faudrait plutôt  s’attaquer aux logiques dangereuses : agressivité, compétition, domination par le véhicule, culture de la performance et de la puissance. Tout cela passe par la pédagogie libertaire.  par l’apprentissage individuelle et   collectif de la responsabilité. Comprendre l’environnement, les autres usagers, les conséquences réelles de ses actes. Apprendre à partager l’espace et appréhender les risques.

La politique fondée sur la peur de l’amende et la surveillance permanente est contre-productive. Elle ne réduit pas les dangers, elle l’ aggrave. Le conducteur ne réfléchit plus à son environnement, il surveille son compteur. Les yeux ne sont plus sur la route ou sur les autres, mais sur la peur d’être flashé. Résultat : comportements mécaniques, stress, freinages brutaux, prises de risques absurdes juste après les radars. Cette vision politique  sert surtout à légitimer le contrôle, à normaliser la répression quotidienne et à masquer l’absence de réflexion sur l’urbanisme, les transports collectifs et le modèle automobile lui-même.

Une approche réellement émancipatrice viserait à transformer les comportements par la responsabilisation, la réduction des conflits d’usage, la fin de la centralité de la voiture et la reprise collective du contrôle sur les espaces de circulation et sur les décisions d’urbanisme . La suppression des panneaux de vitesse et des radars, doit aller de pair avec leur remplacement par une conscience collective et individuelle. Pas une obéissance au chiffre, mais une attention réelle aux autres, au contexte, à l’espace commun. Adapter sa conduite à la vie autour, pas à une norme abstraite. Moins de surveillance, plus de responsabilité. Moins de contrainte, plus d’intelligence collective. C’est seulement en sortant de la logique de domination et de peur que la sécurité routière  deviendra réelle.

Pour la socialisation des espaces urbains et routières ; Pour l’abolition de l’état , et du capitalisme ; La Fin de la hiérarchie sociale  , Vive la fin de la domination étatiste ?

Viva la révolution social !  

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