Cette doctrine n’a rien d’émancipateur, elle reprend une thèse jacobine : la « dictature du prolétariat », reprise par le blanquisme par la suite et finalement par le léninisme. Cet imaginaire populiste ouvrier fait croire, à travers différentes thèses autour d’un culte de la personnalité et d’un livre religieux, le prolétariat n’est pas « apte » à s’auto-organiser. Par conséquent, « une avant-garde s’impose ».

L’idée même de croire à ces thèses tient sur une forme de religion, de croyance. Marx représente une entité qui détient « la vérité absolue », un livre religieux : Le Manifeste du Parti communiste ( volé, usurpé, du manifeste de la démocratie de Victor considérant) , ou le deuxième testament, Le Capital. Oh là là, votre première croyance vient de s’effondrer.

Un autre axe aliénant du marxisme est l’aspect omniprésent de la pensée unique. Tout bon marxiste ne doit en aucun cas contredire les versets du Capital, mais seulement en proposer une interprétation différente, comme dans toute religion monothéiste. Voilà pourquoi le marxisme connaît divers courants : ils ne partagent pas tous la même interprétation, mais restent, dans le fond, incapables de remettre en question la pensée unique. Toute réflexion doit être basée sur Marx.

Et, comme dans toute religion, vient ensuite la guerre de celui qui prétend détenir la pensée véritable de Marx. Chaque courant se proclame héritier légitime, gardien de l’orthodoxie, tandis que les autres sont accusés de trahison, de révisionnisme ou d’hérésie. En fin de compte, il s’est agi d’un combat pour l’interprétation authentique des textes sacrés, qui se termine en polémique théologique. Oh là là ? Votre deuxième croyance vient de s’effondrer.

Sur un troisième axe aliénant du marxisme est son rapport au temps et à l’histoire. Comme toute religion, il repose sur une promesse future, une rédemption finale la société « sans classes » qui serait accessible via le prisme de l’autorité . Cette vision se prétend révolutionnaire alors que, comme dit plus haut, elle repose sur la hiérarchie sociale, cœur même du capitalisme. Une religion, avec son Église « l’État ouvrier » composante de l’appareil de domination, ne peut être émancipatrice. Elle reproduit les mêmes mécanismes de pouvoir, de contrôle et de soumission, simplement déguisée en cause ouvrières.
L’histoire devient une fatalité, une nécessité quasi divine, et toute action doit s’y soumettre. Ainsi, le travailleur est dépossédé de son libre arbitre et de sa capacité d’agir ici, au profit d’une « solution » mythifiée qui légitime l’autorité et contient la colère ouvrière. Oh la la, votre troisième croyance vient de s’effondrer.

La question qui vient de se poser : un marxiste est-il vraiment anti-clérical ? A première vue , oui, puisque Marx critique la religion comme « opium du peuple ». Finalement , le marxisme devient une autre religion. il reproduit exactement les structures qu’il prétend combattre. L’ « anticléricalisme » marxiste de surface se matérialise en soumission à cette nouvelle Église, où toute déviation est hérésie et toute autorité contestée est rapidement excommuniée. Le marxisme est une religion, et tous ses adeptes, en en faisant sa promotion, pratiquent du prosélytisme.

Au final, le marxisme, loin d’être émancipateur, fonctionne exactement en une religion. Il impose un dogme, des figures sacrées et une hiérarchie qui remplacent celle du capitalisme qu’il prétend abolir. Il neutralise la liberté de pensée , toute réflexion personnelle devient prohibé.Il efface notre humanité libertaire en une coquille vide .Nous faisant accepter la soumission à un culte « divin ». La conséquence de cette religion, comme de toute religion, est d’empêcher la révolution sociale, l’auto-organisation et la mise en pratique du communisme libertaire.

Ni marxisme , Ni dogme religieux, Ni maître.

Viva la révolution sociale !

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