Nous sommes dans une ère où les contacts humains sont anéantis par le numérique omniprésent dans notre quotidien. On pense davantage à faire des stories qu’à construire des liens de solidarité et d’entraide. En quoi sommes-nous encore conscients de la réalité ? Nous faisons des débats à ne plus finir dans un imaginaire collectif, où chaque lendemain est toujours le même, figé, sans rupture ni émancipation réelle.

Nous vivons dans un monde virtuel dominé par la concurrence des idées, où chacun cherche à exister par l’image et la mise en scène de soi plutôt que par l’action collective. Sommes-nous encore des humains qui réfléchissent ou des machines qui alimentent le spectacle ? Sommes-nous des humains doués de compassion ou des marchandises qui se vendent à un maître capitaliste toujours plus vorace ? Le numérique transforme nos vies en flux, nos opinions en produits, nos relations en données exploitables.

La question qui se pose est simple : pourquoi accepter un monde virtuel aussi froid, aussi monopolisé par la recherche du profit, au service d’une classe exploiteuse ? Pourquoi se satisfaire de cette illusion de liberté alors qu’elle ne fait que renforcer l’aliénation et l’isolement ? Le virtuel ne supprime pas la domination, il la rend plus diffuse, plus invisible, mais tout aussi violente.

Pourquoi ne pas revenir à la réalité, dans une lutte des classes acharnée contre les exploiteurs ? Une lutte ancrée dans le vécu, dans le collectif, dans l’entraide réelle et non virtuelle. Le numérique est-il vraiment un outil qui nous a libérés de notre quotidien ? La réponse est vite répondue : il est le prolongement de l’aliénation du spectacle, un écran entre nous et le réel, un faux progrès au service du capital.

Il est temps d’en finir avec les théories stériles et les débats sans fin qui nourrissent le spectacle sans jamais le remettre en cause. Place à l’action. Place à l’organisation concrète, à la solidarité vécue, à la lutte réelle contre l’exploitation. Sortir du virtuel, c’est reprendre nos vies, nos liens et nos combats, ici et maintenant, là où la transformation devient possible.

La lutte des classes redevient ainsi l’ancrage principal du combat contre le capitalisme et contre l’État, le point de départ d’un monde nouveau, sans argent, sans domination, fondé sur le partage et l’entraide.

Viva la révolution sociale !

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