Voici encore un phénomène inquiétant : le « national-anarchisme ». Des individus se revendiquant anarchistes qui, sous couvert d’« anti-impérialisme », justifient l’entrée en guerre pour défendre une prétendue agression extérieure. En réalité, ils défendent l’État-nation, exactement comme de vulgaires réactionnaires.
Rappel élémentaire : toute personne qui revendique la guerre, la mobilisation nationale ou la défense d’un territoire étatique n’est pas anarchiste. C’est une contradiction totale. Ce courant n’a rien de libertaire ; il s’inscrit pleinement dans le roman national et relève historiquement et idéologiquement de l’extrême droite.
Présenter la guerre comme une « auto-défense populaire », alors qu’elle sert objectivement les intérêts de la bourgeoisie, des élites militaires et des appareils étatiques, est une imposture. Se battre sous les drapeaux, s’aligner avec des forces nationalistes ou fascistes, légitimer l’union sacrée au nom d’un ennemi extérieur : tout cela relève de la logique étatique la plus classique.
L’anarchisme ne choisit pas entre deux impérialismes, ne bénit aucun front, ne sacralise aucune frontière. Il refuse la guerre des États parce qu’elle est toujours menée contre les populations, jamais pour elles. Transformer la soumission à l’État en vertu révolutionnaire est une falsification pure et simple.Appeler cela de l’anarchisme est une foutaise.
Le délire de ces « guerriers de Wish » est tout aussi grotesque que dangereux. Ils pleurent ensuite les morts qu’ils ont eux-mêmes contribué à produire, tout en appelant à la guerre, à la mobilisation et au sacrifice. Inciter à la mort au nom d’une cause prétendument libertaire relève d’un crime contre l’humanité libertaire : la négation totale de la vie, de l’autonomie et de la solidarité.
Leur justification est encore plus cynique lorsqu’ils invoquent une soi-disant « libération queer ». Beaucoup de ces guignols s’en réclament, tout en acceptant voire en soutenant des régimes, des armées ou des mouvements profondément discriminatoires. Ils veulent être « libérés » à l’intérieur de systèmes excluants, autoritaires et violents, tant que leur étiquette identitaire est tolérée ou instrumentalisée.
C’est là toute la supercherie : remplacer l’émancipation collective par un marché identitaire, où l’on négocie ses droits avec l’État, l’armée ou la nation. Aucune libération n’est possible dans un cadre qui repose sur l’oppression, la hiérarchie sociale et l’exclusion. On ne se libère pas sous des bombes, ni aux côtés de bourreaux, ni au prix du sang des autres.
Ce qu’ils proposent n’est ni une libération, ni une lutte, ni une rupture. C’est une intégration forcée dans la tuerie de masse repeinte en discours radical. Une mascarade réactionnaire, incompatible avec toute idée d’anarchie. Voilà la déchéance de ces post anarchiste adhérents au national anarchisme( idéologique d’extrême droite).
Ni post anarchisme Ni frontière Ni état , Pour l’anarco syndicalisme , pour le socialisme libertaire
Viva la révolution sociale !
