Nous allons donc parler d’un phénomène , l’enthousiasme soudain pour le roman national vénézuélien. Les jours qui suivent, ces gauchistes nous présentent le chavisme comme l’accomplissement du socialisme, où Maduro serait le porteur d’ « une révolution socialiste ». Vous savez, les gauchistes, le mensonge et la manipulation sont les armes de la bourgeoisie que vous semblez tant apprécier.

La suite logique de votre discours montre surtout votre fascination pour l’État.Vous transformez une bureaucratie armée en légende populaire, Dans leur récit, il n’existe plus de travailleurs mais un « peuple national » abstrait, discipliné derrière un chef et un drapeau. C’est la mécanique classique du roman national : faire croire qu’une gestion étatique « sociale » serait révolutionnaire simplement parce qu’elle est présentée en rouge. C’est un marqueur du populisme puant.

Pour continuer, regardons ce qu’ils taisent. Ils taisent les grèves prolétariennes qualifiées de complots. Ils font oublier que les quartiers prolétariens sont sous le contrôle de milices étatique. Ils omettent délibérément de mentionner que de nombreux prolétaires quittent le Venezuela, faute de nourriture et d’électricité, tandis que le régime chaviste se complaît dans la luxure. Tout cela disparaît sous leur plume magique, comme si la misère devenait socialiste par décret présidentiel.
Les gauchistes d’ici applaudissaient le mépris de classe parce qu’ils craignent l’autogestion. Ils préfèrent arborer un faux socialisme au lieu de prôner le socialisme libertaire vraiment émancipateur. Ils ont trop peur de la liberté !

Le chavisme qu’ils glorifient fonctionne comme une monarchie déguisé : un roi sans couronne, entouré de généraux et d’hommes d’affaires, parlant au nom du prolétariat tout en les faisant taire. Le mensonge n’est pas accidentel, il est structurel. La manipulation est l’arme de la bourgeoisie mondiale, et ces gens la manient avec « amour » contre le prolétariat.

Aucune révolution ne peut avoir un porteur « présidentiel » ; la révolution doit être sans maître, fédérée par les communes libre, par les travailleurs eux mêmes.Tant que l’armée commande, tant que le pétrole nourrit une élite étatique bourgeoise, le Venezuela reste une prison nationale.

Continuons donc à démonter leur mythe. Les réseaux d’entraide populaires existent là-bas, mais contre Maduro, pas grâce à lui. Des collectifs distribuent nourriture et soins sans parti, et l’État les récupère pour sa propagande.
Les gauchistes font volontairement taire le racisme étatique que subissent le prolétariat au Venezuela .
Des prolos s’organisent pour l’eau, l’électricité, et le pouvoir envoie police politique. Voilà la vérité que les gauchistes refusent : le chavisme combat précisément ce qui est la solidarité et l’entraide.

Refuser la nation comme cage, refuser les blocs géopolitiques, refuser le langage des bolcheviques modernes. Tant que ces gauchistes vivent dans le roman national vénézuélien, ils vivent dans la maison de la bourgeoisie. La lutte prolétarienne est vitale , nous devons faire preuve de solidarité avec le prolétariat mondial sans drapeau, en rejetant le clientélisme, cette mauvaise habitude des post-gauchistes.
La « révolution »bolivarienne présidentielle n’est pas une révolution mais une nouvelle cage repeinte en rouge.

Je me tiens aux côtés de tous les prolétaires et travailleurs au Venezuela et du monde qui rejettent l’armée, la guerre, l’État et le capitalisme. Je félicite vivement ceux qui apportent leur soutien aux prolétaires en difficulté au Venezuela.

Ni état , ni frontière,ni militarisme ,ni roman national, ni paternaliste : la lutte prolétarienne sans gauchiste récupérateur.

Viva la révolution sociale !

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