Du 13 au 19 octobre 2025, l’Association internationale des travailleurs (Internationale anarcho-syndicaliste) organise la traditionnelle Semaine annuelle de lutte contre le non-paiement des salaires. Le retard ou le non-paiement des salaires gagnés est dans le monde entier l’une des principales causes de conflits du travail entre salariés et capitalistes. Ainsi, en Russie, au premier semestre 2025, le non-paiement total ou partiel a été la cause de 57 % des conflits du travail.

En appelant à ce que la Semaine soit célébrée cette année, l’Association internationale des travailleurs a invité les participants à la campagne à entreprendre, lorsque cela est possible (en fonction de la situation spécifique), les actions suivantes :

  • diffuser des informations sur la Semaine dans les médias et les réseaux sociaux ;
  • organiser un débat public sur cette question ;
  • distribuer des autocollants et des affiches contenant des informations ;
  • organiser et mener des campagnes d’action directe visant à amener les travailleurs à restituer l’argent qu’ils ont gagné et qui leur est dû.

L’une des formes les plus courantes de non-paiement des salaires est le non-paiement des heures supplémentaires par les employeurs. Cependant, comme l’indique par exemple une déclaration du syndicat interprofessionnel CNT-AIT (section espagnole de l’Association internationale des travailleurs) d’Albacete,  » le non-paiement des salaires n’est pas uniquement lié aux heures supplémentaires. Les salaires impayés sont généralement liés aux conditions économiques d’exploitation auxquelles la classe ouvrière est confrontée : embauches frauduleuses, salaires inférieurs à la catégorie professionnelle, non-paiement des primes, congés, primes supplémentaires, indemnités de licenciement, lock-out, etc. Comme on peut le constater, les salaires impayés sont généralement directement liés au total des salaires que les hommes et les femmes devraient percevoir. Par conséquent, nous concluons que le vol systématique perpétré contre la classe ouvrière est beaucoup plus répandu et ne se limite pas aux heures supplémentaires impayés « .

Parallèlement, nous souhaitons condamner et souligner un autre point : le système salarial exploitant est lui-même une forme d’exploitation du travail fondée sur la sous-rémunération. D’une certaine manière, le travailleur ne reçoit pas toute la richesse qu’il crée, produisant une plus-value que s’est appropriée par la classe capitaliste. C’est pourquoi nous affirmons que le système du salariat est en soi un vol, une forme de non-paiement des salaires, et qu’il est fondé et enraciné dans la division de classe, ainsi que dans la propriété et le contrôle des moyens de production. Dans les conditions de cette injustice institutionnalisée, qui légitime la propriété privée des moyens de production, la division de classe de la société entre capitalistes et travailleurs est légalisée.

Face à cette situation intolérable, l’anarchosyndicalisme insiste sur la nécessité pour la classe ouvrière de s’unir, de s’organiser et de résister à l’exploitation capitaliste en s’opposant au non-paiement des salaires. Cette organisation doit toujours se fonder sur les principes de l’action directe, de l’autogestion ouvrière, du soutien mutuel et de la solidarité, afin de lutter ensemble contre le fléau du non-paiement des salaires.

Sources : https://aitrus.info/node/6335 ou https://telegra.ph/Nedelya-borby-protiv-nevyplaty-zarplaty—2025-10-16


Source: CNT-AIT France

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