« La classe ouvrière, qui était censée prendre le pouvoir, arriver à faire en sorte que ce soit la révolution, cette classe ouvrière n’a jamais réellement existé. », selon l’inculte bourgeoise « intersectionelle » Clémence Guetté, dealeuse chez LFI. Aujourd’hui également un propagandiste de LFI a publié une publicité pour un livre antimarxiste anti-ouvrier sans la moindre gêne.

Or la classe ouvrière, ou le prolétariat, n’en déplaise aux députés de gauche à 6000 euros par mois, c’est tous ceux qui vendent leur force de travail pour subsister ; la bourgeoisie, c’est la classe qui profite en exploitant, en captant directement ou indirectement la plus-value, en accumulant individuellement les richesses produites par la société. Les chômeurs (travailleurs sans emploi), les retraités, et une grande partie des étudiants sont, de fait, des prolétaires en conséquence. Et plus globalement, le prolétariat, c’est tous ceux qui ont intérêt à la socialisation des moyens de production et à la fin de la propriété privée.

LFI donc nie même notre existence en tant que classe, donc :
1- Nier notre existence en tant que classe n’est-il pas le plus valeureux service rendu à la bourgeoisie ?
2- Que foutent leurs propagandistes dans des espaces de débat sur les réseaux sociaux (forum Facebook et autres) dédiés aux militants de la classe ouvrière, qui n’existe pas selon eux ?

Visuellement, cette évolution de Mélenchon (et donc de la LFI) POUR l’abandon de la lutte des classes au profit de concepts populistes, se matérialise dans les affiches de campagne présidentielles : en 2012, le fond de l’affiche était rouge et la cravate de la même couleur. En 2017, il tombe la cravate, chemise blanche ouverte, et la mer en fond d’image (« homme libre, toujours tu chériras la mer »). C’était presque un Mélenchon libertaire que nous vantait l’affiche… Il faut croire que ce n’était pas un bon marketing électoral, car en 2022, changement radical de posture et d’image : Mélenchon en veste bleue (roi) chemise blanche et cravate rouge, avec dans le fond de l’affiche, subliminal, un drapeau bleu-blanc-rouge. Dans cette affiche de 2022, il devient lui-même un drapeau français, la fusion est complète.

Depuis, il développe cette communication visuelle nationaliste : la mise en scène de l’arrivée des député-es LFI le jour du vote de la destitution de Bayrou, avec un Mélenchon christique marchant à la tête de ses troupes sur le Parlement dans son costume bleu-blanc-rouge. Et dans ses prises de paroles en vidéo, toujours le fond bleu-blanc-rouge.

Avec Mélenchon, le national populisme est en marche…


Source: CNT-AIT France

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