Début novembre, les médias locaux et nationaux ont rapporté que les urgences du CHU n’auront plus d’internes, faute de médecin pour les encadrer. Il n’y a que 3 médecins au lieu de 6, et il y aura donc aussi une vingtaine d’internes en moins. Une conséquence directe des politiques publiques qui ont ravagé les hôpitaux ces dernières années et à la prise en compte très tardive de la pénurie de médecins (pénurie qui va s’accroître encore pendant de nombreuses années avant que les effets de l’abandon du numerus clausus, en 2025, ne produise des effets).

Au même moment, les urgences de la clinique St Martin sont régulièrement fermées (4 fois en 10 jours), par manque de médecins…

Bref, c’est la cata, au moment où le gouvernement instaure de nouvelles mesures d’austérité, notamment concernant la santé et les hôpitaux.

Il parait que « gouverner c’est prévoir ». Cette situation était tout à fait prévisible. Elle est le résultat de tous ceux qui gouvernent – de droite comme de gauche – et qui ont fermé des milliers de lits d’hôpitaux, qui n’ont pas formé de nouveaux personnels, qui préfèrent allouer 413 milliards d’euros pour l’armée que pour la santé.
Gouverner c’est prévoir, disions-nous. Ce que notre gouvernement a prévu pour nous, c’est la guerre. Le Chef d’état-major – ventriloque du président Macron – l’a dit : « il faut que nous nous préparions à souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production défense, il faut que nous nous préparions à accepter de perdre nos enfants. »

Alors contre le gouvernement et contre tous les gouvernements, soyons imprévisibles ! Organisons l’indiscipline et la révolte !


Source: CNT-AIT France

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