Le Manifeste du Parti communiste texte fondateur du marxisme est un vol politique pur et simple. Marx et Engels n’ont pas inventé ce texte. Ils ont pris un texte existant, l’ont traduit, vidé de son contexte , et l’ont présenté comme fondateur. Tout est déjà là dans le Manifeste de la démocratie de Victor Considérant : la structure, le ton prophétique, la vision téléologique de l’Histoire, l’opposition des classes comme moteur unique. Marx n’invente rien, il s’approprie. Changer le titre, réorganiser le contenu, masquer l’origine : tout devient un instrument pour le parti et le pouvoir.
Il ne s’arrête pas là. Il reprend aussi Proudhon. La propriété comme rapport de domination sur la force de travail (qu’est ce qu’est la propriété), la critique de l’exploitation, le salariat comme aliénation, l’antagonisme capital / travail comme moteur réel de la société, la critique du capitalisme comme rapport de domination : tout cela, Proudhon l’avait déjà dit. Marx conserve ces analyses mais les durcit et les centralise. Là où Proudhon propose l’autonomie et le fédéralisme, Marx impose le parti, la discipline et l’État. Là où Proudhon laisse une critique vivante, Marx transforme tout en “loi historique nécessaire”.
Marx s’inspire aussi directement de Bakounine. Il copie ses idées, notamment sur l’incapacité de l’État à réduire la misère sociale, sur la critique de la centralisation et de la bureaucratie, mais il les déforme pour les intégrer à sa vision centralisatrice et autoritariste . Là où Bakounine propose l’auto-organisation et la fédération libre inspiré de Proudhon , Marx impose la discipline du parti et la tutelle de l’État transitoire bourgeois . Les idées anarchistes sont ainsi absorbées, transformées et soumises à une logique autoritaire bourgeoise .
On voit cette tendance très tôt, dans le numéro du 7 août 1844 de Vorwärts, où Marx publie Le Roi de Prusse et la Réforme sociale. Il y démontre que l’État est incapable de réduire la misère sociale, reprenant directement des analyses déjà présentes chez Proudhon et Bakounine, mais en les centralisant dans la perspective du parti et de l’État futur.
La “dictature du prolétariat” repris des Jacobins et de la tradition centraliste bourgeoise, qui voyaient le pouvoir comme un outil pour imposer la transformation sociale. Au lieu de rompre avec le modèle étatique, Marx copie ces pratiques, les adapte au prolétariat, et prétend que c’est la voie vers le communisme. En réalité, c’est une idée bourgeoise revisitée, déguisée en instrument de libération.
Marx et Engels se sont arrogé le rôle de fondateurs du socialisme “scientifique”, rejetant comme “utopiques” les analyses de Fourier, Victor Considérant ou Proudhon, alors qu’ils en ont largement copié la structure, les idées et même les formulations. La distinction entre socialisme utopique et scientifique est une invention ubuesque de Marx et Engels pour discréditer leurs adversaires et légitimer leur doctrine centralisée. Le Manifeste du Parti communiste reprend largement des idées déjà formulées par ces auteurs, mais Marx et Engels feignent de présenter leurs propositions comme naïves ou irréalistes, pour ensuite se poser en uniques “scientifiques” de l’Histoire.
C’est aussi à cause de Marx que les organisations ouvrières, comme la Première Internationale, sont tombées dans le parlementarisme. En imposant l’idée d’un parti centralisé et d’une “voie historique nécessaire”, Marx a détourné les luttes populaires de l’auto-organisation directe vers la participation aux institutions de l’État, favorisant la bureaucratisation et la subordination aux mécanismes parlementaires.
En réalité, Marx était profondément inspiré par l’anarchisme. Le marxisme n’a rien inventé : il ne fait que copier, déformer et rigidifier des idées déjà existantes. Ce n’est pas une création, c’est une confiscation idéologique. Le marxisme ne naît pas de l’invention, il naît de la confiscation bourgeoise. L’émancipation collective devient programme d’autorité. Le Manifeste n’est pas la libération du prolétariat, c’est le texte qui transforme l’auto-organisation en tutelle et la révolution en prise de pouvoir centralisée.
L’anarchie, au contraire, supprime d’emblée la domination en partageant les décisions collectives et en respectant l’avis de toutes et tous.Le marxisme centralise, l’anarchie décentralise, empêchant toute dérive autoritaire. La méthode marxiste pour atteindre le communisme est vouée à l’échec, parce qu’elle projette sur le prolétariat les mêmes mécanismes de hiérarchie et de pouvoir que ceux qu’elle prétend abolir. Le communisme ne peut éclore dans une serre étatique : il pousse librement dans les champs de l’autogestion, là où la solidarité remplace la hiérarchie.
En définitive, le marxisme n’est pas une invention révolutionnaire, mais une confiscation des idées déjà existantes, déformées et centralisées pour servir un projet de domination. Marx et Engels ont volé, adapté et légitimé les analyses des socialistes utopiques et des anarchistes, imposant une vision hiérarchique et étatiste du communisme bourgeois . Là où l’anarchisme construit l’émancipation par l’auto-organisation, la solidarité et la décentralisation, le marxisme reproduit les mécanismes du pouvoir qu’il prétend abolir. L’avenir de la libération collective ne se trouve pas dans l’État transitoire ou le parti centralisé, mais dans la révolution vivante, horizontale et autogérée, où chaque individu participe à la construction d’une société véritablement libre et solidaire.
Marx et Engels ne sont rien d’autre que des bourgeois idiots du capital, qui ont développé une idéologie réformatrice de l’anarchisme, transformée en religion marxiste. Leur seul rôle a été d’empêcher le développement réel de l’anarchisme et de maintenir la bourgeoisie au pouvoir. Le marxisme est donc une idéologie pronfondement bourgeoise , seul l’anarchie est le projet d’émancipation collective du prolétariat
