Nous travaillons gratuitement et nous sommes esclaves, même loin des usines et des chaînes de production. Tout les articles que nous publions, like, partage, vidéo que nous regardons produit de la valeur. Mais cette valeur ne nous revient jamais : elle est aspirée, analysée et transformée en profit par des plateformes comme Facebook, TikTok ou Instagram. Nous alimentons la machine, et la machine s’enrichit sur notre dos et forge le capital d’un capitaliste , sans aucun retour pour nous.
Le techno- féodalisme ne se limite pas à ces plateformes : il s’infiltre dans tous les objets que nous possédons. Prenons l’exemple de la voiture connectée : vous l’achetez, vous la payez, et elle collecte en permanence vos données d’usage trajets, comportements, habitudes, consommation de carburant, vitesse, localisation. Ces informations, que vous produisez par votre activité quotidienne, sont confisquées, revendues et transformées en profit par des corporations qui ne vous doivent rien. Vous êtes dépouillé à l’achat et dans l’usage, exactement comme le prolétaire qui l’a fabriquée.
Votre smartphone n’échappe pas à cette logique : il ne vous appartient pas. Chaque application installée, tout les clic, tout les message envoyé, interaction sociale est capté et transformé en ressource pour enrichir des corporation capitalistes. Vos données personnelles, vos comportements, vos préférences, votre santé, vos relations tout devient marchandise. Nous payons pour être surveillés et exploités, et nous fournissons gratuitement la matière première de ce féodalisme numérique.
La privatisation de libertés va encore plus loin : les technologies connectées façonnent nos comportements et nos désirs. Les algorithmes féodaux analysent nos interactions pour déterminer ce qui nous attire, nous influence, nous pousse à consommer et à reproduire des habitudes qui maximisent la plus value des corporations. Même nos relations sociales deviennent un terrain d’exploitation : likes, partages, commentaires, photos, vidéos, tout est transformé en capital cloud .
D’autres objets connectés montres, enceintes, assistants vocaux suivent la même logique. Les montres connectées enregistrent nos rythmes cardiaques et notre sommeil, les enceintes écoutent en permanence nos conversations, et les applications de navigation enregistrent chaque déplacement que nous faisons. Tout cela est collecté, analysé et capitalisé. Nous croyons posséder ces outils, mais en réalité nous ne sommes que des esclaves volontaires.
Le techno-capitalisme privatise notre existence entière : il transforme nos gestes, nos émotions, nos vies en plus value. Il nous fait croire à la liberté et à la modernité, alors qu’en réalité il nous surveille, nous manipule et nous dépouille. Nous travaillons gratuitement, nous produisons des richesses pour la bourgeoisie , et nous payons pour que cela se produise.
Ce système ne repose pas sur notre consentement réel, mais sur notre illusion de liberté et de contrôle. La vraie liberté , l’autonomie et la liberté disparaissent sous la domination du capital cloud. Dans ce monde,utliser un smartphone, une voiture connectée ou tout autre objet numérique, c’est accepter d’être à la fois producteur, consommateur et esclave d’un capitalisme qui exploite notre vie entière.
Pour mettre fin à cette asservissement, nous devons procéder à la socialisation des moyens de production et l’abolition du système monétaire par la révolution sociale.
Viva la révolution sociale !
