Une question pourtant simple : quelle est la cause qui pousse des prolétaires à harceler d’autres prolétaires ? Dès l’enfance, on nous inculque à dominer l’autre, à privilégier la quête autocentrée au détriment du collectif et de l’individualité consciente. On nous enseigne que pour réussir, il faut marcher sur les autres , oublier sa propre individualité consciente , que ceux qui ne rentrent pas dans les cases du système capitaliste et étatiste doivent être exclus, oubliés, éliminés du jeu.

Vous avez déjà ressenti ça, comme si vous étiez un fantôme, un vrai, oublié de tous, comme si la société vous avait rayé de la carte juste parce que vous ne rentrez pas dans ses cases ? C’est le quotidien de ces prolétaires“ghost” par la société capitaliste et étatiste, qui érige des codes conformistes. Pour cette société, c’est la poubelle ! Elle fait de chaque prolétaire un produit à date de péremption. Le harcèlement devient un instrument du capitalisme et de l’État pour effectuer une sélection parmi les prolétaires et dans le but d’accentuer l’aliénation du travail.

Le libéralisme et le postmodernisme, eux, réduisent le harcèlement à un problème autocentré ou psychologique, le présentant comme une affaire de perception, de communication ou de “traumatismes personnels”. Cette approche autocentrée occulte totalement les rapport de domination : le harcèlement est enraciné dans les structures étatiques et capitalistes qui hiérarchisent les individus, imposent des normes de productivité et de conformité, et créent des mécanismes d’exclusion et de domination.

L’injure, la pression ou mise à l’écart n’est pas une affaire isolé : elle reflète la manière dont le système valorise certaines vies et déprécie d’autres. Les normes étatiques et capitalistes, fortement productivistes et eugénistes dans leur fonctionnement, définissent qui doit avoir reconnaissance et qui doit subir marginalisation et humiliation. Le harcèlement devient ainsi un outil de contrôle social au service de la bourgeoisie et de l’État, retournant le prolétariat contre lui-même.

Vous allez me dire : tout le monde n’en meurt pas ? Effectivement… mais ces violences laissent des cicatrices invisibles mais bien réelles. Des traumatismes à vie, dont on ne se remet jamais complètement. On nous ordonne de sourire comme si de rien n’était, alors que nous portons en nous les décombres d’un monde capitaliste qui nous a broyés jusqu’à l’os.
C’est un phénomène étatique qui broie, qui fait des morts et des victimes au sein du prolétariat .

Pour abattre le harcèlement, il faut abattre le capitalisme et l’État, et déconstruire les illusions du postmodernisme qui nous font croire que tout est affaire de subjectivité , ou de responsabilité nombrilisme . La lutte contre le harcèlement est une lutte des classes contre la classe bourgeoise qui nous divise à travers l’exclusion sociale, la hiérarchie sociale et la société du spectacle

Mort a l’état , au capitalisme, mort à l’exclusion sociale, pour l’autogestion libre du prolétariat vers la révolution sociale !

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