L’écologie est devenue une lutte dévoyée, centrée sur l’analyse autocentrée des gauchistes postmodernes. Influencés par le capitalisme vert, ils sont obsédés par l’idée de combiner les oppressions liées à l’écologie pour transformer une lutte anticapitaliste en simple lobby réformiste. Ils croient que la technologie, sous couvert de rentabilité, peut être « vertueuse ».

L’écologie sociale ne tombe pas dans le rejet simpliste de la modernité technologique. Au contraire, elle affirme que la technologie peut être socialisée, remise entre les mains des travailleurs et gérée de manière autogestionnaire, tout en respectant les écosystèmes. Le problème n’est pas la technologie en soi, mais la manière dont elle est contrôlée et surtout à quelles fins.

Le véritable problème de la technologie réside dans son monopole par la bourgeoisie techno-fasciste, dont l’objectif est l’exploitation totale du vivant. La technologie capitaliste transforme les êtres vivants en marchandises consommables et jetables. Cette logique, nous, prolétaires, devons la rejeter collectivement et fermement.

Le problème de la question écologique, c’est aussi la vision spéciste : l’humain se croit supérieur, persuadé qu’il serait le seul capable d’arrêter le réchauffement climatique, le seul acteur légitime. Or, la seule chose que l’humain peut réellement faire, c’est décapitaliser, mettre fin à l’exploitation des ressources naturelles et revenir à une gestion autogestionnaire, en accord avec les autres êtres vivants. Je le répète : nous ne sommes supérieurs à rien ni à personne.
Notre responsabilité est de réparer les destructions que nous avons causées et de mettre fin aux systèmes de domination qui étouffent le vivant, afin que humains et non-humains puissent coexister librement, sans exploitation ni hiérarchie.

Revenons aux bobos écolos postmodernes : l’écologie ne peut exister sans analyse sociale, et donc sans l’abolition des hiérarchies, (qui sont le moteur expansionniste et le vecteur principal de l’exploitation du vivant.). La rentabilité capitaliste ne peut pas être écologique : plus on produit, plus on détruit. Déforestation, destruction des milieux naturels, effondrement du vivant pour être rentable, il faut toujours produire plus, donc détruire plus. Continuons cette critique, Une autre arnaque majeure, c’est le greenwashing. Les multinationales repeignent leurs crimes en vert, changent deux emballages, plantent trois arbres, et continuent à ravager le monde. Le capitalisme « durable » n’existe pas : c’est juste le même système, avec une étiquette bio collée sur l’exploitation.

Pendant qu’ils parlent de « transition », ils accélèrent l’extraction, la logistique mondiale, la consommation de masse. Le problème du capitalisme,est son existence même.

De suite , Je vais aussi casser un mythe que ces petits bourgeois aiment tant : le « nucléaire ». Une technologie présentée comme un monument religieux sacré, intouchable, soi-disant propre, « verte », presque miraculeuse. Selon eux, ça ne pollue rien, ce serait même une énergie d’avenir. Ah oui, vraiment ? Vous en êtes sûrs, petits bénitiers du libéralisme ?

Le nucléaire, c’est l’extraction destructrice de l’uranium, l’empoisonnement des sols, des populations sacrifiées, des déchets ingérables pour des milliers d’années, et une centralisation extrême du pouvoir énergétique. C’est l’énergie parfaite pour l’État et pour le capital : opaque, autoritaire, dangereuse, militarisable.

Ce n’est ni une solution écologique, ni une énergie « propre ». C’est une bombe sociale, environnementale et politique à retardement, déguisée en progrès.

Les petits écolos sortis d’universités bourgeoises font porter toute la responsabilité écologique sur les individus : trier ses déchets, manger moins de viande, éteindre la lumière, compter ses kilomètres, surveiller son assiette. Pendant ce temps, les industries, l’armée, la grande distribution, l’aviation et la finance détruisent la planète à une échelle mille, dix mille fois supérieure.

Cette culpabilisation individuelle sert à masquer les véritables responsables. Elle transforme la colère sociale en honte personnelle. Elle détourne la lutte du terrain collectif vers la morale individuelle. C’est une stratégie de désarmement politique.

On n’étranglera jamais le capitalisme à coups d’« éco-gestes ». Le problème n’est pas le mode de vie des prolétaires, c’est le mode de production du système.

On ne change pas la société en transformant seulement les individus, mais en transformant la société qui façonne les individus. Insister sur le véganisme comme simple « mode de vie » est vain si l’on ne touche pas au rapport de production. Tant que la logique capitaliste reste en place, l’élevage industriel, l’exploitation des sols, la déforestation et la destruction des écosystèmes continueront.

Le véganisme individuel sans remise en cause du système devient un luxe moral, une posture de consommation, et non une véritable lutte pour la vie. Pour être écologique, il faut abolir l’exploitation, collectiviser les moyens de production, et reconstruire notre relation avec le vivant sur des bases autogestionnaires et égalitaires.

Vous pouvez bien rabâcher votre véganisme de bobo privilégié dans le capitalisme, ça ne changera rien tant que le système reste intact. Ce n’est pas en choisissant votre assiette ou votre mode de vie que vous arrêterez l’exploitation des animaux, la destruction des terres ou la pollution des océans. Tant que les rapports de production restent capitalistes, votre « éthique personnelle » devient juste une posture morale déconnectée de la réalité.

Passons sur le dernier point : ces bobos postmodernes qui défendent les zoos. Cela vous dérange-t-il vraiment que des êtres vivants soient enfermés dans des cages, à taper la tête contre une vitre, juste pour être observés et générer de la plus-value pour les capitalistes ?

Le zoo n’est pas un lieu « d’éducation » ni un « refuge «  : c’est un spectacle d’exploitation du vivant. On transforme des êtres sensibles en objets pour satisfaire la curiosité et le divertissement, tout en enrichissant ceux qui possèdent ces cages. C’est la logique capitaliste appliquée à la vie animale : domination, marchandisation et aliénation.

Une écologie véritable ne peut tolérer ce type de pratiques. Respecter la vie, c’est abolir les cages, pas les vernir de slogans « pédagogiques » ou « scientifiques ».

Une écologie , sans remise en cause des rapports de production, de la hiérarchie sociale et sans lutte des classes, n’est rien d’autre qu’une soumission au libéralisme et un culte au régime étatiste. Elle ne vise pas à émanciper le vivant, mais à gérer la destruction de manière « acceptable » pour les capitalistes .

Résultat : millions de morts chaque année, destruction massive des écosystèmes, extinction d’espèces, précarisation des prolétaires et aliénation de tous les êtres vivants.

L’écologie véritable n’existe que dans la lutte collective contre le capital, l’état , dans la socialisation des moyens de production, et dans le respect égalitaire de tous les vivants. Rien d’autre n’est acceptable.

Viva la révolution sociale !

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