1
Ainsi que l’esclave ancien,
Le maître vous tient à l’usine
Par un effroyable lien
Fait de terreur et de famine,
Et vous subissez bêtement,
Vous déchirant entre victimes,
Sans secouer, tout simplement,
Le joug brutal qui vous opprime.
 
(Refrain)
Ah ! si vous saviez vous aimer,
Vous comprendre et vous pardonner,
Si vous, vous étiez des hommes libres,
Comme il serait plus doux de vivre.
Un simple et fraternel soutien
Ferait un « paradis » sur terre,
Car c’est de la haine que vient
Votre misère.
 
2
On vous parque comme un troupeau,
Par la guerre, on vous extermine,
Les « grands » vivent sur votre peau
Et le prêtre vous extermine.
Cependant vous baissez le front,
Vous allez au champ de bataille,
Vous subissez tous les affronts,
Au lieu de briser la canaille !
 
(refrain)
 
3
Vous êtes maîtres du destin
Et vous ne savez que vous taire
Pourtant, pour préparer demain,
Chacun, de l’autre est nécessaire.
Ne bercez plus, dans votre cœur,
La croyance en de vains apôtres,
Ne comptez, pour votre bonheur,
Sur d’autres efforts que les vôtres.
 
(refrain)
 

Texte de Jean-Paul Monteil (1928). Musique par Herpin

 

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Source: Socialisme Libertaire

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By ReveilLibertaire

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