Nous sommes l’opposition que tu as engendrée sans même le vouloir, l’humanité entière rassemblée contre ton règne tyrannique. Nous sommes la négation vivante de tout ce que tu as bâti.
Nous serons celles et ceux qui te briseront avec l’amour immense de toute l’humanité. Nous sommes ce que tu redoutes le plus : la conscience collective, cette force qui renverse les empires.
Bourgeoisie, vous n’êtes rien d’autre que les hérétiques d’un monde que vous détruisez, tuez et mutilez à chaque seconde. Vous êtes la perversion de l’humanité, générant pouvoir, destruction et génocide permanent.
Vous cherchez à nous diviser par vos parlements, vos illusions, votre spectacle d’asservissement. Mais nous ne sommes pas dupes : nous sommes une force consciente et solidaire, déterminée à abolir toute forme de pouvoir.
Une vérité demeure : vous n’êtes rien sans nous. Vous n’êtes qu’une coquille vide dans un monde imaginaire fondé sur notre meurtre organisé.
Nous, le prolétariat, mettons fin à l’État et au capitalisme ; de nos luttes surgira le socialisme libertaire, et votre domination s’effacera comme la brume au matin.
Alors viendra l’aube nouvelle.
Et lorsque tombera la dernière pierre de vos palais,
le vent portera nos voix comme un chant ancien,
un murmure devenu tempête,
une tempête devenue prolo.
Dans les ruelles que vous aviez condamnées,
les enfants danseront à nouveau,
sans peur,
sans chaînes,
sans maîtres pour écraser leurs rêves.
La nuit, autrefois complice de vos ombres,
s’ouvrira en constellations nouvelles,
dessinées par nos mains libérées,
tissant la carte d’un monde
où nul être ne sera sacrifié
sur vos autels du profit.
Les arbres pousseront là où trônaient vos bureaux,
l’herbe fendra le ciment de vos dogmes,
et la lumière reviendra sur les visages
que vous vouliez enfouir dans l’oubli.
Nous marcherons, non pas en armée,
mais en multitude vivante,
portant en nous la mémoire de celles et ceux
que vos frontières ont étouffés,
que vos guerres ont broyés.
Nos mains ne bâtiront plus vos prisons,
elles tresseront les ponts d’une humanité réconciliée.
Nos voix ne chanteront plus jamais vos hymnes patriotes,
mais les poèmes anationalistes
de notre fierté retrouvée,
d’un monde qui s’appartient enfin.
Et dans cette aube nouvelle,
quand votre nom ne sera plus qu’un écho lointain,
nous écrirons sur les murs de notre liberté :
« Ici commence la vie.
Ici finit la domination. »
Viva la révolution sociale.
