Je ne pardonne pas.
Je parle.
Je ne veux pas devenir un monstre comme toi.
D’ailleurs, je ne le suis pas.
Je ne suis qu’un humain, pas né de la même manière que toi,
mais plus vivant que jamais.

J’éprouve la compassion,
l’amour,
la solidarité.
Toi, tu n’as jamais su aimer personne.
Tu accumules, tu possèdes, tu détruis,
sans jamais comprendre ce que ça coûte à ceux qui vivent sous tes pas.

Tes palais s’élèvent sur nos dos fatigués,
tes banquets se remplissent de notre faim,
tes rires étouffent nos cris.
Tu joues avec le temps et la vie des autres
comme si elle t’appartenait.
Tu crois qu’un nom, une richesse, un titre te donnent le droit de tout prendre,
mais tu ne possèdes rien de ce qui fait vraiment l’humain.

Je suis né dans la boue que tu foules,
dans l’ombre que tu refuses de voir.
Chaque injure, chaque regard méprisant
n’a fait que renforcer ma colère et ma lucidité.
Je connais la faim, la peur, le déni,
mais je connais aussi la solidarité, le courage et la force
que ton monde ne pourra jamais comprendre.

Je ne cherche pas vengeance pour être moi-même vengé,
je cherche justice pour que plus personne ne souffre comme moi.
Je n’ai pas besoin de te ressembler, de devenir cruel,
de te haïr pour exister.
Ma rage n’est pas haineuse : elle est constructive.
Elle bâtit un monde où le pain, le toit, le respect,
ne dépendent pas de la naissance ou du capital.

Tu m’as appelé monstre,
mais le vrai monstre,
c’est celui qui exploite et domine
ceux qu’il méprise.
Celui qui pense que sa survie vaut plus que la nôtre.
Celui qui refuse de partager, de comprendre,
de voir que la vie est faite pour tous.

Alors je me lève,
non pour t’imiter,
mais pour t’effacer et effacer ton système.
Pour reprendre ce que tu as volé,
pour libérer ce que tu crois posséder.

Je suis l’opprimé,
et dans mes veines, coule la révolution.
Je ne suis pas ton esclave , je ne suis pas seul.
Je suis l’humanité que tu refuses de voir,
et je ferai tomber tes murs, un par un.

Nous abattrons les chaînes de l’autorité,
ces chaînes faites de lois injustes, de privilèges héréditaires,
de bureaux où l’on décide de vies à distance.
Nous les démonterons une à une.
Chaque mur, chaque chaîne, chaque règle imposée par ta classe
tombera sous le poids de nos vies réappropriées.

Nous reconstruirons un monde libertaire,
où les décisions se prennent horizontalement,
dans des assemblées libres et des conseils de travailleurs et d’usagers,
avec des mandats révocables, des tâches partagées,
et des ressources gérées par celles et ceux qui les utilisent.

Les usines, les terres, les villes, les savoirs,
tout redeviendra commun :
le pain, le toit, le travail, la culture, la science
mis au service de tous, non d’une oligarchie.

La justice ne sera pas vengeance mais réparation,
la solidarité remplacera la compétition,
la responsabilité collective remplacera la domination.

Et toi, bourgeois, tu verras ton monde s’effondrer,
non par haine, non par sang,
mais par la force implacable de nos vies conscientes,
par la puissance de nos mains qui construisent,
de nos esprits qui décident,
de nos cœurs qui savent ce que signifie prendre soin les uns des autres.

Tu auras ta leçon.
Ton prestige fondra, tes titres s’effaceront,
tes murs tomberont, tes règles s’éteindront.
Nous ne te tuons pas pour exister :
nous te rendons inutile.
Nous ne cherchons pas la vengeance comme finalité :
nous exigeons la reconstruction et la liberté.

Ceci est ma voix, notre voix : refus, action, transformation.
La bourgeoisie aura sa leçon
et l’avenir sera un monde ouvert à toutes et tous. La révolution sociale aura effacé ton existence !

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