Les organismes privés Il est généralement reconnu que lors d’un arrêt maladie, la Sécurité sociale peut procéder à un contrôle pour s’assurer que la personne arrêtée est bien à son domicile pendant les heures de présence et que son état justifie l’arrêt ; ce qui est globalement accepté par tous les acteurs de la société.
Mais la Sécu n’est pas le seul organisme à pouvoir prendre l’initiative de ces contre-visites médicales. En effet l’employeur, s’il verse un complément de salaire, peut aussi décider de mandater une entreprise privée, totalement indépendante de l’assurance maladie, afin qu’elle réalise un contrôle médical. Ce qui explique le pourquoi du comment, des contrôles médicaux intempestifs, parfois même, avec la complicité assumée de la médecine du travail.
Passons sur le rôle de flic du patronat et de ces acteurs. Mais si ces visites-contrôles sont fréquentes, il est ‘est évident que la direction les a, bel et bien, envoyées.
La CPAM
Il est de bon ton depuis des années d’entendre dire à la télé, à la radio, de lire dans les journaux, que le trou de la Sécu, c’est une catastrophe, que les médecins prescrivent trop d’arrêt maladie, qu’il y a beaucoup de malades imaginaires chez les travailleurs, et globalement toujours le même baratin, comme quoi nous sommes des profiteurs, fraudeurs ou encore qu’il y a trop d’assistanat.
Alors, ces jours-ci, l’assurance maladie a décidé de taper du poing sur la table à son tour, contre les arrêts abusifs, avec des spots diffusés pour sensibiliser les travailleurs et dire sans le dire, que ce sont les patients qui fraudent : « Un arrêt de travail, ça ne se prend pas, ça se prescrit », peut-on lire sur le site d’Amelia. Apprécions notre infantilisation, et également l’accusation de voleurs. Merci !
Sur le site internet de RMC (radio Poujadiste, mais néanmoins une radio sérieuse et démocratique paraît-il), un patron se plaint : « Il y a des arrêts- maladies qui arrivent « après un ras-le-bol » au travail, une « pression un peu forte » que les personnes concernées auraient du mal à supporter. Le salarié, s’il ne veut plus travailler dans l’entreprise, se met en arrêt-maladie. Et ça nous a amenés à chaque fois à des ruptures conventionnelles ! ».
Source: CNT-AIT France
