La souffrance, ce fil conducteur qui nous unit, forge notre capacité à ressentir de la compassion. Sans elle, nous serions comme des robots formatés, obéissant sans réfléchir, indifférents au monde qui nous entoure. La peur est une forme de protection qui nous empêche de souffrir, d’affronter notre vie en face . Le capital exploite nos peurs pour nous empêcher de souffrir, ce qui nous empêche développer notre sentiment d’injustice. La souffrance est naturelle, elle fait partie intégrante de notre être. Elle nous pousse à transformer notre force vitale en un combat acharné contre les injustices. Plus on souffre, plus la douleur se transforme en rage, et plus on devient contestataire du système dominant. Une personne ayant peu souffert, voire privilégiée, ne connaît pas la rage et reste donc docilement complice du système en l’acceptant. Notre souffrance doit sans doute encore s’intensifier pour se transformer en une rébellion collective. La révolution sociale ne peut se produire lorsque l’ensemble de la société est confronté à une souffrance extrême. C’est pour cela que nous sommes encore spectateurs aujourd’hui !
D’ici une dizaine d’années, les capitalistes, par leur manque de nuance et la souffrance extrême qu’ils infligeront, se perdront, et la peur qu’ils ont tenté d’instaurer s’évanouira.
Ni spectateurs, ni esclaves acteurs de notre émancipation ! Viva la révolution sociale !
Merci à Same pour cette participation à la création de ce texte
