Souvent, des cagnottes individuelles pour telle ou telle famille donnée de Palestine s’organisent. Ça sonne bien. Mais ce qu’on ne dit pas, c’est que ces cagnottes là ne sont qu’individuelles, ne ciblent qu’une ou quelques familles données, et que par conséquent, il s’agit d’une démarche individualiste, teintée de paternalisme et de charité qui au final n’apporte rien parce qu’elles consistent à panser les plaies au lieu de s’attaquer aux symptômes. Cela contribue à diviser les travailleurs et populations , en maintenant intactes les logiques d’oppression et de domination tout en donnant l’illusion d’aider.

La seule perspective viable et fiable, c’est celle de la révolution sociale libertaire. Cela peut passer par une caisse de financement solidaire et participatif, autogérée démocratiquement et collectivement. On peut, à la rigueur, respecter celles et ceux qui choisissent cette voie, mais ce qui comptera réellement, c’est l’auto-organisation, la solidarité entre exploités et la capacité de la lutte prolétarienne à devenir une révolution sociale profonde.

Une révolution qui mettra fin non seulement à l’État d’Israël, construit sur l’expansion et les massacres, mais aussi aux régimes arabes inféodés, brutaux et corrompus, qui n’existent que pour préserver leur pouvoir capitaliste et étatiste.

Qu’il s’agisse de l’Autorité Palestinienne, du Hamas religieux et autoritaire à Gaza ou des États arabes voisins, tous utilisent la religion et l’appareil d’État pour écraser les travailleurs, les maintenir dans l’obéissance et les priver de toute liberté. Tous, sans exception, ont infligé morts, souffrance et oppression.

Les perpectives ne réside pas dans un « État Palestinien » reconnu (et qui sera nécessairement traitre et à la solde des régimes étatistes ) mais dans une perspective LIBERTAIRE, c’est à dire autogérée par ses masses populaires sans État ni gouvernement ni pouvoir, et ce via des conseils et communes libres, autogérés et fédérés, remplaçant toute perspective d’Etat et de risques que ça incombe. Cela s’appelle s’autolibérer de l’oppression étatique et stopper la barbarie avec le socialisme libertaire, l’anarchisme.

Cette démarche consiste dans une logique , de véritable solidarité, avec la force collective avec les opprimés et les concernés eux-mêmes, de moyens partagés, d’auto-organisation et de moyens partagés.

La lutte prolétarienne n’est pas et ne doit pas être isolée. Il y a aussi les travailleurs non nationalistes « israéliens »qui ne reconnaissent pas le gouvernement d’israël et se battent contre la machine étatique meurtrière, qui refusent donc l’épuration ethnique qui constitue un meurtre organisé contre l’humanité. Il faut se tourner vers eux, comme eux peuvent se mettre du côté des travailleurs et populations en région de«Palestine ».et que la solidarité de classe ne connaît pas de frontières, encore moins de frontières ethniques. Elle se développera d’ailleurs mais via l’action concrète, à partir de l’auto-organisation, de grèves, de désobéissance civile, et d’initiatives locales et alternatives populaires et sociales jusqu’à la révolution sociale libertaire qui culminera sur la destruction des États brutaux et la corruption capitaliste. C’est ainsi que naîtra une véritable résistance, et avec la révolution sociale , une société libre où le pouvoir, les hiérarchies, la compétition, le nationalisme et la domination seront abolis.

Cela mène à dire que,, il faut nécessairement rejeter les drapeaux et symboles nationaux et identitaires, et tout ce qui entraîne les populations dernière le nationalisme qui dressent la division au sein des populations et sèment la concurrence entre eux. Car cette lutte doit être unifiée et viser l’émancipation / l’affranchissement de tous et toutes, et non pas l’adhésion à un État et ses symboles de façon arbitraire.

Il faut donc préparer cette révolution sociale libertaire, qui commence par la propagande dans ce sens avec les protestations, mais aussi avec l’auto-organisation sur nos différents lieux de vie autour de ces principes-là, et conformément aux principes disant : Pas d’État ni de gouvernement ni de pouvoir tout court ! Pas de hiérarchie ni de compétition dans le prolétariat mondial ! Juste Liberté, Égalité, Démocratie, Solidarité … le tout à partir d’une lutte révolutionnaire commune. La force et la clé se trouvent là, avec la propriété collective des moyens de production et des ressources, dans l’élaboration et la prise démocratique et consensuelle des décisions, et c’est cela l’alternative qui échappera aux logiques d’oppression.

Mais bâtir le socialisme libertaire, ce n’est que le début d’une lutte consistant à prendre notre destin en main, et outre se défendre et riposter contre l’oppression, ce ne doit être que le détonateur pour concrétiser le règne de la liberté tant dans cette région qu’ailleurs dans le reste du monde. C’est concrétiser une liberté véritable et qui plus est, qui peut a fortiori exister sans pouvoir ni État ni gouvernement.

C’est une telle révolution qui sera le seul moyen de transformer une lutte de survie et d’existence en un processus d’affirmation de la volonté de liberté et d’affranchissement économique, productif et social définitif, dans lequel la collectivité comme chacun pourront prendre en main son destin et un avenir digne de ce nom, Viva la révolution sociale !

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